Contractuels : la CGT exige l’accès au statut !

Le gouvernement considère qu’il faut résorber l’emploi précaire…. en recrutant plus de précaires !!!

La CGT rappelle que la fonction publique a besoin de plus d’emplois pérennes et que les emplois pérennes sont bien à pourvoir par des titulaires, ce qui implique de réduire la précarité par la stagiairisation des contractuels.

La CGT a insisté sur la nécessité de protéger tous les agents, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels.
Si nous ne pouvons qu’être favorables à des droits nouveaux pour les contractuels, la première mesure de protection doit être la titularisation.

La CGT a déploré que le gouvernement continue à égrener les réunions sans prêter aucune attention aux propositions qui sont faites par les organisations syndicales.

Le 4ème groupe de travail sur le recours aux contrats s’est tenu le 19 septembre. La Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique a souhaité exposer quelques « pistes de réflexion » ministérielles pour accompagner le recours accru aux contractuels : modalités de publication des postes, règles d’évolutions de la rémunération, dispositions similaires à celles applicables aux fonctionnaires pour les garanties apportées aux agents qui sont en décharge d’activité syndicale….

Nos propositions CGT :

• faire un vrai bilan de l’application des textes déjà existants à propos des droits des contractuels, notamment l’accès à de vrais contrats, ce qui est encore loin d’être le cas.
• rappeler l’urgence de renforcer les droits à la Protection Sociale par exemple. Elle a en outre fait remarquer qu’en créant encore des postes non titulaires dans la fonction Publique, l’Administration crée justement l’impossibilité de porter ces droits.
• renforcer le pouvoir des instances dont les Commissions Consultatives Paritaires,
• poser la question du cadre permettant de faire évoluer la rémunération pour les contractuels qui n’ont, par définition, pas de déroulement de carrière.
• comme mesure immédiate, mise en oeuvre d’une prime mensuelle de précarité équivalant au moins à 10% du salaire brut. Par ailleurs, une indemnité de fin de contrat devrait être versée à chaque fin de contrat.
• réduire immédiatement à 3 ans (au lieu de 6) la durée requise pour la transformation automatique d’un CDD en CDI.

 

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *