Embaucher : C’est vital !

Notre hôpital rencontre bien quelques problèmes fonctionnels que l’on pourrait qualifier de mineurs mais ils résultent, pour une immense majorité, du même mal qui lui est criant: le manque d’effectifs.

Recrutons à grande échelle, au niveau réel de nos besoins, et nos conditions de travail ainsi que la qualité des soins prodigués à nos patients seraient dignes d’une politique de santé publique que toute grande nation se doit de garantir à sa population.

L’irremplaçable Coluche disait : « Dites moi ce dont vous avez besoin et je vous expliquerai comment vous en passer » Il ne pensait certainement pas en prononçant ces mots avoir fondé des bases de gestion en ressources humaines. Ainsi lorsque l’on vient à demander de renforcer des équipes en souffrance, la seule réponse qui nous est faite est qu’il s’agit d’une mauvaise organisation. En clair, vous et vos anciens avez travaillé comme des idiots et il est possible de faire bien mieux en travaillant autrement. Certes, nous voulons bien admettre que les progrès techniques ont amélioré quelques travaux autrefois fastidieux et qu’il a été nécessaire de repenser certaines méthodes de fonctionnement mais STOP !! Trop c’est trop !!

Les limites sont atteintes. Le soin est un métier fait par l’humain à destination de l’humain. Il nous faut des bras pour assurer le quotidien et de la présence pour dialoguer avec les malades. Nous maintenons à grande peine la technicité des soins et nous avons complétement délaissé l’aspect psychologique de notre mission.

Mesdames et Messieurs les décideurs arrêtons de penser argent et coût de revient lorsqu’il s’agit d’embaucher du personnel.

Vous avez construit Dupuytren 2 sans penser à l’armer en moyens humains. Au contraire l’état d’esprit était le retour sur investissement. Combien peut on économiser de postes et si besoin fermer de lits ? Le budget prévisionnel a été présenté avec des activités à l’identique pour les services qui ont déménagé vers les nouveaux locaux. Il était possible de parier sur l’attractivité du nouveau bâtiment et ainsi sur l’accroissement des recettes. Mais cette possibilité a été annihilée par le dimensionnement du nombre de lits au regard des effectifs dédiés donc à la baisse.

Cessons d’essayer d’être les bons élèves d’une politique absurde. Notre CHU est à bout, au bord de l’asphyxie.

Il faut embaucher, on ne peut plus faire autrement. Nos urgences s’apparentent à la cour des miracles avec un sas plein et des brancards en attente dans les couloirs faute de lits d’aval. Il faut impérativement rouvrir des lits en embauchant du personnel. L’emploi est un investissement puisqu’il génère des recettes. Et bien même, la santé ne devrait pas avoir de préoccupations mercantiles. Certains politiques et financiers souhaitent la mort de l’hôpital public au regard des profits gigantesques que le soin peut générer dans un système du tout privé.

Pour tuer son chien on dit qu’il a la rage. En stoppant ou freinant les embauches nous fournissons les germes qui causeront notre asphyxie et notre mort.

Ne pas recruter c’est s’autodétruire !

Mesdames et Messieurs les décideurs……….

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Une réaction

  1. …infirmier,retraité,syndiqué…OUI il faut embaucher !!! mais aussi donner envie de rester au CHU , il faut un signal fort …et non plus des réunions sans résultats,..

    alors messieurs et mesdames les décideur-es vous qui n’êtes parfois que de passage !!! prenez vos responsabilités

    philippe CLAIR

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