Les choix du roi…

Si il est des récurrences tels les avis d’impositions qui sont accueillies froidement, année après année, d’autres sont attendues avec de vagues espoirs. Les promotions dites aux choix en font partie, elles sont prononcées soit en juin soit en décembre. Il est bon d’en rappeler la méthodologie.

Pour chaque fonction de toutes les catégories professionnelles, notre ministère de référence définit un pourcentage (ou ratio) d’agents pouvant prétendre à un avancement de grade. Ces ratios font l’objet d’une parution au journal officiel. Notre direction établit alors des tableaux dans lesquels sont inscrits tous les agents promouvables. Des conditions d’ancienneté et d’échelons sont également requises pour pouvoir être éligibles. Dans ces tableaux sont inscrits : la date d’entrée dans la fonction publique, la date d’entrée dans le grade ainsi que la dernière note. Le total ancienneté dans le grade + note est également calculé.
La DRH nous adresse ensuite les listes des agents qu’elle souhaite promouvoir dans chaque catégorie professionnelle.
Il est alors demandé à toutes les organisations syndicales de présenter également leurs listes. Pour la CGT, le total note + ancienneté dans le grade est la seule solution équitable et elle fait donc des propositions sur ce seul critère, estimant que la notion de mérite, souvent mise en avant est très subjective et qu’elle est déjà prise en compte dans la notation.

Les différentes propositions sont alors débattues dans les instances représentatives que sont les Commissions Administratives Paritaires Lorsque les listes sont similaires cela ne pose aucun problème et le vote est simple. Il faut reconnaître que pour les catégories soignantes ou médico-techniques le total note + ancienneté est la règle, permettant à chaque agent de pouvoir prétendre à une promotion après quelques années d’ancienneté. Pour autant, on peut y signaler une forte injustice pour les agents stagiairisés tardivement et dont l’ancienneté dans le grade ne tient pas compte de leurs années passées en tant que contractuels. Plus injuste encore les agents en CLM ou CLD ne peuvent pas prétendre aux promotions. Si on considère qu’ils perdent également le bénéfice de la prime de service annuelle, c’est donc la double peine comme conséquence de leurs maladies. Il ne fait pas bon être un salarié malade au CHU de Limoges ! ! !
Là où les choses sont plus compliquées c’est pour les catégories administratives ou techniques. En effet sur ces catégories professionnelles, si les choix de la direction sont pour moitié issus de la règle note + ancienneté, l’autre moitié porte souvent à caution. Les débats dans les CAP concernées sont plus tendus, chacun mettant en avant ses propositions.

Pour les délégués CGT la chose est très simple à défendre puisque notre méthode énoncée ci-dessus est claire depuis des années. Il est très rare que la direction revienne sur ses choix sauf pour des futurs retraités qui pourront profiter des quelques points d’indices supplémentaires pris en compte dans le calcul de leur future pension. On peut donc dire que l’immense majorité des promotions pour les catégories administratives et techniques émane de la direction après avis des encadrements concernés. En effet quelques soient les votes lors des CAP, la décision finale appartient au Directeur Général puisque ce sont des instances consultatives. Le choix du Roi ! ! !
Au final les CAP, année après année, font leurs lots d’heureux et de malheureux. Pour la CGT les choses sont claires et ses délégués sont droits dans leurs bottes. Les listes présentées par la CGT sont faites en toute transparence, avec la méthode note + ancienneté dans le grade. Si cette méthode n’est pas parfaite elle a le mérite de la plus grande honnêteté.

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *