Infirmier-es : Encore un mauvais coup de l’Ordre !

Un décret portant code de déontologie des infirmier-es a été publié au journal officiel le 27 Novembre 2016. Ce décret s’adresse aux IDE inscrites au tableau de l’Ordre National des Infirmiers et à tout infirmier-e effectuant un acte professionnel ainsi qu’aux étudiants en soins infirmiers.

Toujours + d’obligations avec toujours – de moyens
La première chose qui frappe à la lecture de ce texte, c’est la multiplication des obligations qui sont mises à la charge des personnels infirmiers dans un contexte d’austérité, d’augmentation d’activité et de manque d’effectifs. Ce code de déontologie accentue la déconnexion entre les moyens attribués pour faire correctement sont travail et les références professionnelles à la qualité humaine du travail.

Un code pour soumettre et bailloner les professionnels. C’est surtout sur le devoir d’obéissance que les rédacteurs du texte ont voulu insister ! Faut il s’en étonner quand on sait que l’ordre infirmier a pour mission de sanctionner les manquements !
Il impose une soumission accrue à une hiérarchie très pesante. Ce code de déontologie interdit également l’expression à titre privée des infirmier-es faisant état de leur profession entre autre sur les réseaux sociaux, sous couvert de pseudonyme.
Les fonctionnaires vont eux aussi avoir leur code de déontologie qui va venir se rajouter à celui-ci.

NON à la police morale, OUI au progrès social !
Instituer des obligations tout en réduisant les effectifs dans les établissements augmentera la charge de travail des infirmier-es et la souffrance au travail. Les IDE ont d’autres attentes que ce code de déontologie, ils et elles souhaitent :
⇒ Récupérer la reconnaissance de la pénibilité du métier et de la catégorie active
⇒ Obtenir de meilleures conditions de travail et des effectifs en adéquation avec la charge de travail
Reprogrammer des temps de transmission nécessaires à la prise en charge des patients, et de réflexion collective sur l’activité professionnelle.
⇒ Bénéficier d’une reconnaissance salariale.

La CGT reste profondément opposée aux ordres professionnels et exige le retrait de ce code de déontologie.
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